OGDH-RDC: L’Approche du handicap fondée sur les droits de l’homme, à l’occasion de la journée mondiale du handicap

L’OGDH-RDC est une association sans but lucratif de droit congolais, non gouvernementale, laïque et apolitique, des jeunes Congolais défenseurs des droits humains et de la bonne gouvernance, créée le 28 Mai 2019 à Bukavu, Province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.

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LIRE SUR OGDH-RDC; BUKAVU : LANCEMENT SOLENNEL DES ACTIVITÉS DE L’ASBL OGDH-RDC , RDC: Le Sud-Kivu a un nouveau-né: l’OGDH/RDC

L’Approche du handicap fondée sur les droits de l’homme

Cette approche reconnait que les personnes handicapées sont les sujets de droits, et que l’État et les autres personnes ont le devoir de les respecter. Elle tient les obstacles sociétaux pour discriminatoires et offre aux personnes handicapées des possibilités de se plaindre lorsqu’elles s’y heurtent (NATIONS UNIES (UN.), Droits de l’homme ; Haut-commissariat aux droits de l’homme «Convention relative aux droits des personnes handicapées », in « Guide de sensibilisation » ; « Série sur la formation professionnelle no. 15. » New York et Genève, 2008.)

 Prenons par exemple le droit de vote. Une personne aveugle a le droit de voter, comme n’importe lequel de ses concitoyens. Mais s’il n’y a pas de documents présentés sous une forme accessible (en braille par exemple) et si elle ne peut pas se faire accompagner dans l’isoloir par une personne de confiance qui l’aide à indiquer le candidat ou la candidate de son choix, elle ne peut pas voter.

L’approche fondée sur les droits de l’homme reconnaît le caractère discriminatoire du manque de documents adéquats et de l’impossibilité d’obtenir de l’aide au moment du vote, et exige de l’État qu’il élimine ces obstacles discriminatoires. S’il ne le fait pas, la personne devrait être en mesure de porter plainte.

Cette approche n’a pas pour moteur la compassion, mais la dignité et la liberté. Elle explore les moyens de respecter la diversité humaine, de la soutenir et de la célébrer en instaurant les conditions nécessaires à une authentique participation d’un large éventail de personnes, y compris les personnes handicapées.

 Au lieu de représenter ces dernières comme les objets passifs d’actes de charité, elle se propose de les aider à s’aider elles-mêmes de manière à pouvoir participer au fonctionnement de la société, à l’éducation, à la vie professionnelle, culturelle et politique, et défendre leurs droits en ayant recours à la justice.

L’approche fondée sur les droits de l’homme est un accord en vertu duquel les personnes handicapées, les États et le système international des droits de l’homme s’engagent à mettre en pratique certains aspects essentiels de l’approche sociale.

Elle s’impose à tous les États qui ont ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées, et qui doivent éliminer et prévenir les actes discriminatoires. Elle établit que toutes les politiques et toutes les lois devraient être conçues avec la participation des personnes handicapées, le handicap étant systématiquement pris en compte dans tous les aspects de l’action politique.

Elle n’appelle pas la conception de politiques «spéciales» en faveur des personnes handicapées, quelles que soient les adaptations nécessaires pour respecter le principe de la pleine participation. En vertu de cette approche, dans laquelle la société délègue les politiques relatives au handicap, le principal responsable est l’État. Toutes administrations et tous ministères confondus. Certaines dispositions concernent le secteur privé, et un rôle spécifique est dévolu à la société civile, en particulier aux personnes handicapées et aux organisations qui les représentent. Les personnes handicapées ont des droits et disposent d’instruments qui leur permettent d’en réclamer le respect.

Elles ont les outils nécessaires pour prendre leur destin en mains et participer pleinement, dans des conditions d’égalité avec autrui. La loi impose de les associer étroitement à l’élaboration des politiques.

Quelques principes et analyses :

Principe 1. Respect de la dignité intrinsèque et de l’autonomie individuelle, y compris la liberté de faire ses propres choix, et de l’indépendance des personnes..

Analyse 1. La dignité intrinsèque s’entend de la dignité de chaque personne. « Lorsque la dignité des personnes handicapées est respectée, on attache de la valeur à leur expérience et à leurs opinions, que ces personnes peuvent formuler sans craindre qu’on leur fasse du tort physiquement, psychologiquement ou affectivement. »

 Principe 2. Non-discrimination.

Analyse 2. La non-discrimination est un principe fondamental de tous les instruments des droits de l’homme et de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Il s’agit essentiellement de l’interdiction de toute discrimination fondée sur le handicap, étant donné que la discrimination empêche une personne de jouir de ses droits dans des conditions d’égalité avec les autres.

Principe 3. Participation et intégration pleines et effectives à la société.  

Analyse 3. Les notions de participation et d’intégration pleines et effectives signifient que la société, dans les sphères publiques mais aussi privées, est organisée de manière que chacun puisse participer pleinement. En d’autres termes, la société et les acteurs importants apprécient les personnes handicapées à leur juste valeur et assurent leur participation sur la base de l’égalité avec les autres aux décisions qui influent sur leur existence ou aux élections, par exemple. La participation n’est pas une simple consultation; elle suppose que les personnes prennent véritablement part aux activités et aux processus de décision, qu’elles puissent exprimer leur avis, exercer une influence et contester tout refus de les laisser participer. L’intégration exige un environnement physique et social accessible et sans barrières. Il s’agit là d’un processus bidirectionnel qui favorise l’acceptation des personnes handicapées et leur participation, et qui encourage la société à s’ouvrir et se rendre accessible à elles.

 Principe 4. Respect de la différence et acceptation des personnes handicapées comme faisant partie de la diversité humaine et de l’humanité.   

Analyse 4. Le respect de la différence, c’est l’acceptation d’autrui dans un esprit de compréhension mutuelle. Malgré quelques différences visibles et apparentes, les êtres humains ont tous les mêmes droits et la même dignité. Dans le cas du handicap, le respect de la différence conduit accepter les personnes handicapées pour ce qu’elles sont, au lieu d’avoir pitié d’elles ou de voir en elles un problème à résoudre.

 Principe 5. Égalité des chances.    

Analyse 5. L’égalité des chances est étroitement liée à la non-discrimination. Elle est réalisée lorsque la société et l’environnement sont ouverts à tous, y compris les personnes handicapées. Elle ne signifie pas toujours que des chances absolument identiques sont offertes à tous, car traiter tout le monde de la même manière pourrait créer des inégalités. Elle tient donc compte des différences entre les personnes et consiste à faire en sorte que, malgré ces différences, chacun ait les mêmes chances de jouir de ses droits.

Principe 6. Accessibilité.             

Analyse 6. Pour faire de l’accessibilité (et de l’égalité) une réalité, il faut lever les obstacles qui s’opposent à la jouissance effective, par les personnes handicapées, de leurs droits de l’homme. L’accessibilité permet aux personnes handicapées d’être autonomes et de participer pleinement à tous les aspects de l’existence. Elle est importante dans tous les domaines, mais plus particulièrement en ce qui concerne l’environnement physique, bâtiments, voirie, logement, transports, information et communications, et autres équipements et services ouverts ou fournis au public.

Convention relative aux droits des personnes handicapées.

La Convention en bref Préambule : Explique pourquoi une convention est nécessaire et dresse la liste des autres instruments relatifs aux droits de l’homme pertinents et des documents normatifs qui forment la base de cette convention.

 Article 1er Objet : La convention cherche à atteindre un objectif précis: la promotion et la protection de la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme par les personnes handicapées et le respect de leur dignité intrinsèque.

Article 2. Définitions : Au nombre des termes spécialisés importants utilisés dans la convention figurent: communication; langue; discrimination fondée sur le handicap; aménagement raisonnable; conception universelle.

Article 3. Principes généraux : Les concepts fondamentaux que sont le respect de la dignité intrinsèque et de l’autonomie des personnes handicapées, la non-discrimination, la participation, l’intégration, l’égalité et l’accessibilité guident l’interprétation des obligations issues de la convention.

Article 4. Obligations générales : Les États Parties doivent, entre autres choses, revoir et réviser la législation, encourager l’utilisation de biens, de services et d’installations de conception universelle, élaborer des politiques et des programmes destinés à mettre en œuvre la convention et consulter des personnes handicapées pour ce faire.

Article 5. Égalité et non-discrimination : Les États Parties doivent interdire toutes les discriminations fondées sur le handicap. Les personnes handicapées ont droit à l’égale protection et à l’égal bénéfice de la loi, qui fait obligation aux États Parties de prendre les mesures appropriées pour faire en sorte que des aménagements raisonnables soient apportés. Les mesures ne sont pas réputées constituer une discrimination.

Article 6. Femmes handicapées : Les femmes et les filles handicapées sont exposées à de multiples formes de discrimination. Les États Parties doivent prendre toutes mesures appropriées pour assurer l’épanouissement, la promotion et l’autonomisation des femmes et leur permettre de jouir pleinement de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales.

Article 7. Enfants handicapés : Les États Parties sont tenus d’agir conformément au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et de garantir les droits des enfants handicapés sur la base de l’égalité ainsi que le droit de l’enfant d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant.

Article 8. Sensibilisation : Les États Parties doivent mieux faire connaître les droits des personnes handicapées en utilisant les voies de communication appropriées, telles que les médias, les systèmes d’éducation, les campagnes de sensibilisation du public et les programmes de formation en sensibilisation.

Article 9. Accessibilité : Les États Parties doivent garantir que les services de communication et d’information, les systèmes de transport, les bâtiments et autres structures sont conçus et construits de façon à ce que les personnes handicapées puissent les utiliser, y accéder ou s’y rendre.  

Article 10. Droit à la vie : Les États Parties doivent prendre toutes mesures nécessaires pour assurer aux personnes handicapées le même droit que les autres à la jouissance effective du droit à la vie.

Article 11. Situations de risque : Les États Parties doivent respecter d’autres obligations juridiques internationales applicables, telles que le droit international humanitaire, qui régit la protection des civils en cas de conflit. En cas de conflits armés ou de catastrophes naturelles, les États Parties sont tenus de prendre toutes mesures supplémentaires appropriées pour assurer la sûreté des personnes handicapées.

 Article 12. Reconnaissance de la personnalité juridique dans des conditions d’égalité : Les personnes handicapées ont la même compétence que les autres pour exercer leur capacité juridique, pour prendre des décisions, hériter de biens ou avoir accès au crédit financier, par exemple. Parfois, l’État est dans l’obligation d’offrir un accompagnement aux personnes handicapées pour les aider à prendre des décisions et à exercer leur capacité juridique.

 Article 13. Accès à la justice : Les États Parties doivent apporter des aménagements appropriés pour garantir aux personnes handicapées les mêmes chances que les autres de participer à toutes les procédures judiciaires. Les États Parties doivent favoriser la formation des personnels concourant à l’administration de la justice, tels que les personnels de police et les personnels pénitentiaires.

Article 14. Liberté et sécurité de la personne : Les personnes handicapées bénéficient du même niveau de protection face aux menaces contre les droits de l’homme telles que la détention arbitraire, les dommages physiques ou la privation de nourriture. Toute privation de liberté doit être conforme à la loi et en aucun cas l’existence d’un handicap ne justifie une privation de liberté. Les personnes handicapées doivent être traitées conformément à la présente convention, y compris en bénéficiant d’aménagements raisonnables.

Article 15. Droit de ne pas être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants : Les États Parties doivent empêcher que des personnes handicapées ne soient soumises à la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. La convention interdit toute expérience médicale ou scientifique non librement consentie.

Article 16. Droit de ne pas être soumis à l’exploitation, à la violence et à la maltraitance : Les États Parties doivent protéger les personnes handicapées de la maltraitance économique, physique et mentale. En cas de maltraitance, les États Parties doivent prendre toutes mesures pour assurer le rétablissement des victimes et faire en sorte que ces cas fassent l’objet d’une enquête et, le cas échéant, donnent lieu à des poursuites.

Article 17. Protection de l’intégrité de la personne : Les États Parties doivent protéger l’intégrité mentale et physique de la personne

Article 18. Droit de circuler librement et nationalité : Les personnes handicapées ont le même droit que les autres d’obtenir une citoyenneté, de traverser les frontières et de changer de nationalité. Les enfants handicapés doivent être enregistrés à la naissance et ont, comme les autres, le droit à un nom, à une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit d’être élevés par leurs parents.

 Article 19. Autonomie de vie et inclusion dans la société : Les États Parties doivent faire en sorte que les personnes handicapées puissent vivre dans la société d’une manière autonome et y être insérées en jouissant du même accès aux services et aux équipements sociaux.

Article 20. Mobilité personnelle : Les États Parties doivent prendre des mesures efficaces pour assurer la mobilité personnelle des personnes handicapées, dans la plus grande autonomie possible, et pour leur faciliter l’accès à des appareils et accessoires et à des technologies d’assistance, à des aides à la mobilité, à des formes d’aide humaine ou animalière et à une formation aux techniques de mobilité et en faisant en sorte que leur coût soit abordable.

Article 21. Liberté d’expression et d’opinion et accès à l’information : Les États Parties doivent garantir aux personnes handicapées la possibilité de communiquer des idées, des convictions et des sentiments en recourant à tous les moyens de communication. Cette obligation s’étend également à la communication d’informations dans des médias et sous des formes accessibles.

Article 22. Respect de la vie privée : Les personnes handicapées ont le droit de mener leur vie dans la confidentialité et leur vie privée doit être respectée et protégée.

 Article 23. Respect du domicile et de la famille : Les personnes handicapées ont le droit de choisir où, comment et avec qui elles vont vivre, ainsi que le nombre de leurs enfants et l’espacement des naissances.

Article 24. Éducation : Les États Parties sont tenus de veiller à ce que les personnes handicapées jouissent de l’égalité d’accès à un enseignement inclusif et à la formation continue, notamment l’accès à des établissements d’enseignement primaire, secondaire, tertiaire et de formation professionnelle. Cela signifie, entre autres, faciliter l’accès à des modes de communication alternative, procéder à des aménagements raisonnables et former des cadres à l’enseignement des personnes handicapées.

Article 25. Santé : Les personnes handicapées ont le droit d’avoir accès, sur un pied d’égalité avec les autres, à des soins et à des services médicaux de la même qualité, et les États Parties doivent prendre toutes les mesures appropriées pour leur assurer l’accès à des services de santé qui prennent en compte les sexospécificités, y compris des services de réadaptation. Les soins médicaux doivent être dispensés après avoir obtenu le consentement libre et éclairé des personnes handicapées concernées.

Article 26. Adaptation et réadaptation : Les États Parties doivent faire en sorte que les personnes handicapées soient intégrées et puissent participer à tous les aspects de la vie: physique, mental, social et professionnel.

Article 27. Travail et emploi : Les États Parties doivent favoriser l’exercice du droit au travail et prendre des mesures appropriées pour, notamment, favoriser l’emploi de personnes handicapées dans le secteur privé et faire en sorte que des aménagements raisonnables soient apportés aux lieux de travail. Les États Parties sont invités à employer des personnes handicapées dans le secteur public.

 Article 28. Niveau de vie adéquat et protection sociale : Les États Parties doivent veiller à ce que les personnes handicapées et leur famille aient accès à l’alimentation, au logement, à l’habillement et à l’eau potable, à ce que les personnes handicapées bénéficient de l’égalité d’accès aux régimes publics de protection sociale – logements sociaux, prestations de retraite, programmes de protection sociale et de réduction de la pauvreté, par exemple -, et à ce que les personnes handicapées et leurs familles, lorsque celles-ci vivent dans la pauvreté, aient accès à l’aide publique pour couvrir les frais liés au handicap.

Article 29. Participation à la vie politique et à la vie publique : Les États Parties doivent prendre toutes les mesures possibles pour faciliter et encourager la participation des personnes handicapées au Gouvernement et à d’autres activités civiques telles que le droit de voter, de se présenter aux élections ou de participer à des organisations politiques.

Article 30. Participation à la vie culturelle et récréative, aux loisirs et aux sports : Les personnes handicapées ont le droit de bénéficier de l’égalité d’accès au jeu, aux activités récréatives, aux loisirs et aux activités sportives. Les États Parties doivent prendre toutes les mesures possibles pour assurer l’existence d’activités culturelles telles que films, pièces de théâtre, musées et monuments dans des formats accessibles (la langue des signes, le Braille et l’emploi du sous-titrage, par exemple). Les États Parties doivent aussi prendre toutes les mesures possibles pour faire en sorte que les activités culturelles se déroulent dans des lieux accessibles aux personnes handicapées.

Article 31. Statistiques et collecte des données : Les États Parties doivent recueillir des données liées au handicap pour aider à mettre en œuvre la convention. Toute collecte d’informations doit respecter les principes éthiques du respect de la vie privée et les normes relatives aux droits de l’homme.

Article 32. Coopération internationale : Des partenariats bilatéraux et multilatéraux sont indispensables à la réussite de la mise en œuvre de la convention, notamment grâce au renforcement des capacités, à la recherche et à l’accès aux connaissances scientifiques et techniques ainsi qu’à une assistance technique et à une aide économique.

Article 33. Application et suivi au niveau national : Pour promouvoir et suivre l’application de la convention, les États Parties sont tenus de: 1) désigner, au sein de leur administration, un ou plusieurs points de contact pour les questions relatives au handicap afin de faciliter l’application de la convention; 2) créer un dispositif de coordination chargé de faciliter les actions liées à cette application dans différents secteurs et à différents niveaux de l’administration; et 3) désigner ou créer un mécanisme indépendant de suivi tel qu’une commission des droits de l’homme ou un médiateur. La société civile en particulier les personnes handicapées doit être associée à la fonction de suivi.

Article 34. Comité des droits des personnes handicapées : Un comité de 12 membres composé d’experts indépendants suit l’application de la convention. (Le nombre d’experts sera porté à 18 lorsqu’il y aura eu 60 ratifications supplémentaires.) Les États Parties élisent les membres du comité en s’efforçant d’assurer une représentation équitable des zones géographiques et des systèmes juridiques, la participation d’experts handicapés et la représentation équilibrée des sexes.

Article 35. Rapports des États Parties : Les États Parties doivent présenter au comité des rapports périodiques sur les progrès accomplis pour s’acquitter de leurs obligations en vertu de la convention. Le premier rapport doit être présenté dans un délai de deux ans après qu’un État est devenu partie à la convention et d’autres rapports intérimaires doivent ensuite être présentés au moins tous les quatre ans.

Article 36. Examen des rapports : Le comité examine chaque rapport et communique ses observations à l’État Partie. Tant les rapports que les suggestions du comité doivent être largement mis à la disposition du public. En cas de retard dans la présentation d’un rapport, le comité peut formuler des recommandations à partir d’autres informations fiables.

 Article 37. Coopération entre les États Parties et le Comité : Le Comité aide les États Parties à trouver les moyens de renforcer l’application de la convention au niveau national, notamment par le biais de la coopération internationale.

 Article 38. Rapports du comité avec d’autres organismes et organes : Le comité peut inviter les institutions spécialisées et les autres organismes des Nations Unies à se faire représenter ou à lui présenter des rapports sur l’application de la convention dans les secteurs qui relèvent de leur domaine d’activité. Il peut aussi inviter les institutions spécialisées et les organisations de la société civile à donner des avis spécialisés sur l’application de la convention.

Article 39. Rapport du comité : Le comité rend compte de ses activités à l’Assemblée générale des Nations Unies et au conseil économique et social de l’Organisation des Nations Unies tous les deux ans.

Article 40. Conférence des États Parties : Les États Parties à la convention se réunissent régulièrement, au moins tous les deux ans. La première conférence se tiendra six mois après l’entrée en vigueur de la convention.

Article 41. Dépositaire : Les ratifications sont déposées auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.

Article 42. Signature : La convention a été ouverte à la signature le 30 mars 2007.

 Article 43. Consentement à être lié : Les États et les organisations d’intégration régionale peuvent devenir parties à la convention après son entrée en vigueur.

Article 44. Organisations d’intégration régionale : Les organisations constituées par des États souverains d’une région donnée qui ont transféré des compétences dans les domaines régis par la convention peuvent devenir parties à la convention. L’Union européenne en est un exemple.

Article 45. Entrée en vigueur : La convention fera partie du droit international 30 jours après le dépôt de la vingtième ratification. Une fois la convention entrée en vigueur, un État devient partie à la convention 30 jours après le dépôt de son instrument de ratification.

 Article 46. Réserves : Les réserves ne peuvent être incompatibles avec l’objet et le but de la convention.

 Article 47. Amendements : La convention peut faire l’objet d’un amendement si deux tiers des États Parties à la convention en décident ainsi.

Article 48. Dénonciation : Les États peuvent décider de ne plus être parties à la convention par voie de notification écrite adressée au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.

Article 49. Format accessible : Le texte de la convention doit être diffusé en formats accessibles tels que le Braille.

 Article 50. Textes faisant foi : Les textes anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe de la convention sont réputés faire foi. Protocole facultatif : Le Protocole facultatif instaure un mécanisme d’examen des plaintes individuelles et un mécanisme d’enquête. En ce qui concerne le mécanisme d’examen des plaintes individuelles, le comité des droits des personnes handicapées est habilité à recevoir des pétitions/plaintes de particuliers résidant dans un État partie à la fois à la convention et au Protocole facultatif qui allèguent que cet État a failli aux obligations qui lui incombent en vertu de la convention. Le comité peut alors décider de la recevabilité de la plainte et communiquer ses observations et recommandations si une violation est avérée. En outre, le comité peut effectuer des enquêtes y compris une visite sur place si l’État y consent s’il existe des renseignements crédibles faisant état de violations graves ou systématiques de la part d’un État Partie. Les États doivent être parties à la convention relative aux droits des personnes handicapées pour devenir États Parties au Protocole facultatif s’y rapportant.

QUI EST OGDH-RDC?

L’OGDH-RDC est une association sans but lucratif de droit congolais, non gouvernementale, laïque et apolitique, des jeunes Congolais défenseurs des droits humains et de la bonne gouvernance, créée le 28 Mai 2019 à Bukavu, Province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.

Objectif global : L’Objectif Global de l’OGDH-RDC est de trouver et maintenir la protection fondamentale de la personne humaine et sa dignité.

Objectifs spécifiques : Les Objectifs spécifiques de l’OGDH-RDC sont à 4 :

  • Influencer, inciter et associer la communauté dans la lutte pour les droits humains, le droit international humanitaire et la bonne gouvernance ;
  • Instaurer, maintenir et promouvoir les valeurs humaines et la culture des Droits humains, des libertés fondamentales et de la bonne gouvernance dans la communauté ;
  • Conscientiser la communauté sur le bien-fondé des droits humains, de droit international humanitaire et de la bonne gouvernance afin de permettre qu’elle puisse en bénéficier, y recourir, les revendiquer, le protéger, le respecter et le cas échéant, contribuer à leur mise en œuvre effective;
  • Eduquer la communauté sur les textes juridiques et les notions juridiques afin de répondre tant soit peu aux exigences de l’article 62 de notre constitution et contribuer à la réduction de la criminalité, de violations des droits humains et des libertés fondamentales.

 Pour atteindre ces objectifs, un vaste programme intitulé : « Comprendre Pour Agir » avait été mis en place. Ce dernier constitue le programme phare pour l’OGDH-RDC. Il a pour objectif principal d’édifier la communauté sur les questions juridiques. Ø De tout ce qui précède, l’OGDH-RDC a pour cible principale la jeunesse.

Vision : La Vision de l’OGDH-RDC est de bâtir une RDC où tout être humain jouit pleinement, paisiblement et effectivement de tous ses droits et libertés fondamentales tel qu’énoncées dans la déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres textes juridiques (internationaux, régionaux, sous régionaux, nationaux et locaux); Un Etat où la bonne gouvernance constitue une valeur nationale.

 Activité : L’OGDH-RDC peut accomplir toute activité légalement reconnue aux défenseurs des droits humains, de droit international humanitaire et de la bonne gouvernance ; Elle peut ensuite prêter son concours et s’intéresser à toute activité similaire à sa mission et/ ou à ses objectifs. Elle peut accorder son aide ou sa collaboration et participation, par tout moyen licite, à des organisations publiques ou privées, poursuivant les mêmes objets ou dont l’activité contribuerait ou pourrait contribuer à la réalisation de celui-ci.

Domaines d’intervention : L’OGDH-RDC intervient dans 4 domaines à savoir :

  • Les Sciences juridiques ;
  • Les Droits humains ;
  • Le Droit international humanitaire et
  • La Gouvernance.

KIZITO BUHENDWA Steve                                                                                                                              Coordonnateur de l’OGDH-RDC Juriste Activiste des droits de l’homme et chercheur en sciences juridiques et bonne gouvernance

KALUMUNA BIDUBULA  Raphael                                                                                                                       Directeur du département de Recherche en sciences juridiques et gouvernance de l’OGDH-RDC. Licencié en droit de l’UCB, chercheur et consultant à la firme Mercalex-RDC et Président de la UJUD-Asbl

Observatoire de la Gouvernance et des Droits humains en RDC : OGDH-RDC « Œuvre de la jeunesse pour la promotion des droits humains et la bonne gouvernance » Bukavu, Sud-Kivu, RDC

CONTACTS :  +243 990118582

WHATSAP : +243 852004917

FACEBOOK : Ogdh rdc

EMAIL: ogdhrdc2019@gmail.com

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