DEVOIR DE MEMOIRE : Le 6 octobre 1996, 36 personnes tuées dans un hôpital à Lemera

“Ayons le courage de révéler les noms des auteurs des crimes contre l’humanité pour éviter qu’ils continuent d’endeuiller cette région. Ayons le courage de reconnaître nos erreurs du passé. Ayons le courage de dire la vérité et d’effectuer le travail de mémoire” Dénis Mukwage

Crédit,LEMERA HOSPITAL 2010 Crédit,LEMERA HOSPITAL 2010
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Du 6 octobre 1996 au 6 octobre 2020, jour pour jour, cela fait 24 ans que la province du Sud-Kivu a connu le triste événement du massacre à l’hôpital de Lemera. Parmi les victimes on dénombre le  « personnel médical, des civiles et des militaires » internés à l’hôpital pour des soins médicaux. C’est ce qu’on peut lire en consultant le rapport Mapping dont un extrait est relaté sur la page du Mémorial des martyrs de la Rdc.

« Le 6 octobre 1996, dans le village de Lemera, à 80 kilomètres au nord-ouest d’Uvira des « éléments armés banyamulenge/tutsi » ont tué 37 personnes dans un hôpital, parmi lesquelles deux membres du personnel médical, des civils et des militaires des FAZ en traitement à l’hôpital. Avant de quitter Lemera, les « éléments armés banyamulenge/tutsi » ont saccagé l’hôpital »

Lit-on.

La même source renseigne en sus qu’à la même date,

« Des « éléments armés banyamulenge/tutsi » ont tué plus d’une cinquantaine de personnes dans le village de Kidoti, à 2 kilomètres de Lemera, dans le territoire d’Uvira. Les victimes étaient pour la plupart des civils. Certaines victimes ont été tuées par des éclats d’obus; d’autres ont été exécutées après avoir été contraintes de creuser des fosses communes dans lesquels leurs corps ont ensuite été jetés »

Depuis lors, des hommes et des femmes, des familles entières sont éprouvées. Douleur sans fin dans une province meurtrie par le règne des rebelles. Le silence des uns plane au moment où d’autres n’hésitent pas à dire un mot sur cette tragédie devant laquelle le monde est muet. Un monde spectateur d’un « massacre odieux », comme devant un film amateur.

24 ans après, en 2020, le cri du prix Nobel congolais appelle à la conscience générale : « Qu’attend le monde pour qu’il soit pris en compte ? » 

Dès lors, on sait lire exactement la raison pour laquelle Dénis Mukwege incite le monde entier à la justice et la vérité sur la sombre histoire de la RDC. Les récents événements sur le rapport mapping en disent plus. Car, « rien ne fait plus mal que le silence des uns devant la souffrance des autres ».

Cito Cibambo Ferdinand

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