JOURNÉE MONDIALE DES ENSEIGNANTS : L’enseignant congolais se trouve à la croisée des chemins

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Aujourd’hui le monde célèbre la journée internationale des enseignants. Une célébration relative aux droits et aux responsabilités des enseignants garants de la formation des générations et des générations. Selon la déclaration conjointe des responsables de l’UNESCO, l’OIT , l’UNICEF et du Secrétaire général de l’Internationale de l’éducation, célébrer cette journée équivaut à susciter dans l’enseignant plus de leadership et d’innovation.

“Pendant cette crise, les enseignants ont une fois de plus fait preuve de grandes qualités de leadership et d’innovation, veillant à la Continuité Pédagogique et à ne laisser aucun élève de côté. Partout dans le monde, ils ont travaillé individuellement et collectivement pour trouver des solutions et créer de nouveaux environnements d’apprentissage pour leurs élèves, afin d’assurer la poursuite de l’enseignement. Leurs conseils sur les plans de réouverture des établissements et le soutien qu’ils fournissent aux élèves dans le cadre du retour à l’école est tout aussi important.”


Déclaration conjointe de Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, Guy Ryder, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail, Henrietta H. Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF, et David Edwards, Secrétaire général de l’Internationale de l’éducation, à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants 2020.

En République démocratique du Congo, la situation de l’enseignant demeure inquiétante et soulève beaucoup de questionnements. Depuis l’ouverture de cette année scolaire, l’on a pu assister à des manifestations des revendications des enseignants relatives à leur droit.

L’avènement de la gratuité de l’enseignement lui-même aurait surprit le plus grand nombre. Ce qui a été conçu pour certains d’une décision « prématurée », pour d’autres comme les parents d’élèves d’une « opportunité » , et pour d’autres « un oiseau de mauvais augure ».

Selon des sources concordantes, la paye des enseignants divise. Entre enseignants exerçant au village et ceux exerçant en ville, une différence est bien notée dans le partage du gâteau de la gratuité de l’enseignement. Et pourtant, comme le remarque une opinion, « tous participent au même sacrifice ». Une nette dichotomie est à observer entre l’enseignant d’une école privée, agréée, conventionnée, gouvernementale.

Le nombre illimité des nouvelles unités poserait déjà un souci majeur sans parler des non-payés. On retrouve des enseignants obligés de chercher leur pain quotidien dans des services de « seconde main » : ils sont aide-maçon, creuseurs des terrains ou des mines, d’autres s’embarquent dans le petit commerce, d’autres pensent autrement leur avenir en dehors de l’enseignement (le cas du Sud-Kivu). La situation de l’enseignant congolais serait à repenser.

L’ouverture de l’année scolaire 2020-2021 devrait rassembler toutes les parties prenantes à l’éducation du congolais en vue de prendre une orientation claire et bien raffinée pour rassurer les jours qui viennent. Puisque, dit-on, il faut prévoir le prévisible pour faire face à l’imprévisible.

Cito Cibambo Ferdinand

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