SUD-KIVU : Des vues divergent sur les élections provinciales au CPJ

place de l'indépendance bukavu photo crédit
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Depuis l’organisation des élections du conseil provincial de la jeunesse, bien avant sa réalisation, des voix se levaient pour contester cet événement en province du Sud-Kivu. A la veille desdites élections, l’on réceptionne la lettre émanant du conseil national de la jeunesse qui demande l’arrêt immédiat du processus en cours. Malgré tout cela, les élections ont bel et bien eu lieu. Après cela, des tensions continuent à s’observer au sein de la jeunesse urbaine.

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Espoir Biteza, Président du Conseil Urbain de la jeunesse, à travers son propos sur l’un des médias de la place, félicite ceux qu’il qualifie « des innocent » à ces élections tout en fustigeant que ces élections n’avaient jamais répondus aux attentes de tous. Il dit que « la division de la jeunesse n’est pas l’organe habilité de pouvoir organiser les élections du conseil provincial de la jeunesse. » et de poursuivre la justification du non alignement à ces assises. 

Espoir Biteza

 « Au niveau du conseil urbain de la jeunesse nous ne pouvions pas participer à ces élections du fait des irrégularités. Le conseil urbain était absent à ces élections puisque nous avions la correspondance du conseil national de la jeunesse demandant à la division de suspendre  ces élections. En tant qu’électeur, nous n’avons jamais été notifié de pouvoir venir élire »

Se plaint-il.

Il note également l’absence du terme de référence, l’exclusion de certains électeurs, la budgétisation des élections.  Des raisons qui justifieraient l’absence du conseil urbain de la jeunesse à cette table.

L’un des électeurs,  Augustin KAZAROHO,  président du conseil territorial de la jeunesse de Kabare et coordonnateur de L’ONG CJDI, contacté par votre rédaction n’arrive pas à digérer les contestations qui émaillent de cet événement et affirme lui-même avoir été invalidé suite à son âge.

Augustin Kazaroho

« Moi-même qui vous parle j’étais candidat. On m’avait invalidé parce que j’ai trente-trois ans. Ils avaient besoin d’une candidature allant à 32 ans et quitter à 35 ans quand on est encore jeune. Les élections se sont passées dans la transparence, le gouverneur était représenté par son conseiller en charge de la jeunesse, la ministre elle-même a donné le coup d’envoi, et le dépouillement de onze électeurs était fait dans la clarté. »

Dit-il.

Se prononçant à ce sujet, ASUKULU EKYOCI ORBANO, Président du conseil territorial de la jeunesse de Fizi, que votre rédaction a pu joindre, rassure que « sur 12 électeurs, 11 étaient présents », et de poursuivre ses propos en invitant les contestataires à rester stoïques.

« Les élections ont eu lieux et nous attendons ce que fera le comité élu et nous allons les évaluer après deux ans. Si ces jeunes sont soucieux du développement de la province du Sud-Kivu à travers sa jeunesse, alors ils doivent se rallier derrière madame Joëlla SAMBO, une femme qui a eu le courage de défier les hommes »

Conclue-t-il.

Signalons que depuis ces élections, l’investiture de ce nouveau comité des leaders des jeunes du Sud-Kivu n’a pas encore eu lieu.

Rédaction Pamoja

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