Journée Internationale de l’Alphabétisation : Le CAU et EDC réaffirment leur engagement à ne pas baisser les bras dans la lutte contre l’analphabétisme

JIA JIA
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A l’occasion du 30ème  anniversaire de la commémoration de la Journée Internationale de l’alphabétisation, le Collectif Alpha Ujuvi et Education Development Centre  se sont retrouvés dans une activité de la célébration de ladite journée.

Celle-ci s’est tenue au bureau du collectif Alpha Ujuvi sur Avenue Maniema, numero 69 bis, Quartier Ndendere, commune d’Ibanda, ville de Bukavu, en Rdc, sous la participation de EDC, la Division des affaires sociales, les alphabétiseurs, les bénéficiaires des actions du CAU et le staff du personnel du collectif Alpha Ujuvi.

La modératrice de l’activité a peint un tableau macabre des effets de la covid 19 sur l’enseignement et l’alphabétisation des jeunes et adultes de la RD Congo. Elle a aussi précisée que la mobilité socioéconomique de la population dépend du niveau d’éducation et d’instruction de celle-ci.

Le contexte des actions du Collectif Alpha Ujuvi

Mr Stéphane MAPENDANO BUHAVU coordonnateur ad interim du CAU/Bukavu a précisé que c’est depuis 2003 que leur organisation, qui a son siège social à Goma, a vu le jour par la sœur DEODATA BUNZIGIYE, suite à une enquête surprenante qui montre que 47% des populations congolaises sont analphabètes.

Journée de l'alphabétisation

« “COLLECTIF” parce qu’il renferme en son sein plusieurs associations et groupes accompagnés pour le but de la promotion sociale et le développement. ALPHA vient du mot Alphabétisation, ALPHA est aussi comme début d’apprentissage et UJUVI veut dire curiosité, créativité dans le sens d’acquérir de nouvelles connaissances : ayant pris conscience de cette terminologie, nous avions orienté les actions de ce collectif sur la scolarisation et l’alphabétisation des personnes désœuvrés et autres vulnérables. »

Et d’ajouter que « le CAU est entrain de former les femmes sur l’informatique basique pour la 1ère  promotion et l’informatique avancée pour ceux de la 2ème promotion, » confirme notre source.

Un partenariat pour la promotion de l’alphabétisation

Le CAU et son partenaire EDC s’alignent derrière la vision 2030 telle que prônées par l’objectif du développement durable qui veut voir les hommes, les femmes, adultes et jeunes instruits pour un monde épanoui dans lequel les populations savent, lire, écrire et calculez. Divin Marhegeko de EDC-USAID a montré par l’occasion comment leur partenariat leur permet de poser une action durable pour le développement.

« Notre organisation et son partenaire CAU sont à l’œuvre pour lutter contre l’analphabétisme à Kabare, Kalehe et à Bukavu dans le cadre de leur programme ADIJ(Activité de l’USAID pour le développement Intégré des jeunes) . L’innovation de notre action est d’avoir associé l’éducation à l’employabilité et entrepreneuriat des apprenants, » a signifié Divin Marhegeko de EDC.

A signifié Divin Marhegeko de EDC.

Des témoignages pour avoir été sauvé de l’analphabétisme !

Cette activité a était marquée par le témoignage de deux femmes. Il s’agit de Mme Minani Mirindi Noella âgée de 40 ans et mère de six enfants qui explique comment elle a su lire et écrire.

“Je n’ai pas étudié à mon jeune âge parce que mon père ne voulait pas que ses filles étudient.  Il inscrivait seulement les garçons à l’école mais pas des filles., Après un temps, je commençais à sentir le mal de mon ignorance. Quand nous sommes dans une réunion et qu’on fait circuler la liste de présence, je ne peux pas écrire parce que je ne sais pas écrire. Cependant je demandais à ma voisine d’écrire pour moi, »

Regrette-elle avant de poursuivre:

« Un jour, j’ai appris que le collectif Alpha Ujuvi  allait former les femmes sur comment lire, écrire et compter. C’est là où je me suis inscrit et après la formation, j’ai la joie de voir que je sais lire, écrire et compter. Pour cela, je dis grandement merci au collectif Alpha ujuvi qui m’a donné cette connaissance.»

Témoignage Traduit du Kiswahili par la Rédaction Pamoja.

Par ailleurs, Mme Jeannine M’MUREGA du territoire de Murhesa dans le territoire de Kabare âgé de 50 ans et mère de dix enfants déclare n’avoir pas étudié suite à la situation financière de sa famille.

“Je suis née dans une famille pauvre et cela ne m’a pas permis d’étudier. Je voulais aussi me rendre à l’école comme les filles de mon âge, à l’époque, mais les moyens ne l’ont pas permis. J’étais ridicule quand on me demandait, dans la shirika, de lire l’Évangile pour les autres. De fois on me choisissait comme responsable des mamans mais je refusais parce que je ne savais pas écrire et lire. Aujourd’hui grâce à une formation du CAU, nous savons écrire, lire et compter, »

Confie-t-elle. Témoignage traduit du Kiswahili par la Rédaction Pamoja.

Précisons que cette activité a connu la participation des femmes venues de la ville de Bukavu et des territoires. La cérémonie s’est déroulé dans le strict respect des mesures barrières contre la COVID-19.

Rédaction Pamoja

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