BUKAVU : Des militaires débarquent dans un établissement scolaire à Bagira

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Quand les tenues militaires font surface, c’est la peur qui regorge les ventres. Ce dimanche 12 juillet 2020 dans la commune de Bagira, les enceintes abritant les établissements de l’institut de Bagira, l’institut Bora et bien d’autres ont connu la présence des Polices Militaires y investiguant sur une présumée présence des engins militaires découvert dans un champ environnant. Ce qui a pu générer dans le chef des passants et de la population inquiétude et étonnement.

Sur place, les témoins rencontrés et directeur des études de l’institut Bora renseignent que c’était un jeune garçon à la quête des déchets métalliques qui aurait vu le colis contenant quatre grenades et un autre engin militaire non identifié et qui aurait pris soin d’alerter les passants à cet effet.

« Un enfant passant sur la route a vu des habits jeans et en voulant vérifier ce qui s’y trouvait, il a constaté qu’il y avait quatre grenades et un autre engin qu’on ne peut pas identifier. L’enfant a vite couru voir la sentinelle qui a pris soin de nous en informer. Le dimanche nous avons constaté la présence de sept polices militaires et bien d’autres personnes en tenue civile. Ils sont venus arrêter notre sentinelle pour qu’il informe sur la présence de ces engins. » Confie-t-il à la rédaction pamojardcongo.net

La même source renseigne que la sentinelle aurait été retenu par les militaires et libéré sous caution après avoir été menacé d’être embarqué et emprisonné.

« Quand nous sommes venus, nous avons négocié pour sa libération puisque lui ne garde que l’école. Nous avons pu débourser quelques francs pour obtenir la libération de notre sentinelle. Après cela ils ont pris les engins et se sont dirigé vers la dixième région paraît-il. » Affirme le Directeur des études.

De son côté, la sentinelle concernée affirme avoir été pris d’assaut par les militaires quand il inspectait l’évolution des travaux qui s’effectuent dans le champ où les engins auraient été retrouvés.

« J’ai été pris par quatre militaires au même moment que l’un de ceux qui travaillaient proche de ce site. Selon les militaires, l’enfant nous en aurait parlé sans que nous agissions à l’immédiat. » Informe-t-il.

Par ailleurs, notre source renchérit que certaines autorités de la place sont passées s’enquérir de la situation et promettre de garder les lampes allumées à ce sujet.

Cito Cibambo Ferdinand

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