BUKAVU : Coronavirus, des etudiants et etudiantes s’enfument en plein confinement

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Savoir comment gérer son temps est une question de responsabilité. pamojardcongo.net est allé à la rencontre des étudiant(e)s de certaines institutions universitaires de Bukavu qui bénéficient gratuitement d’un temps libre en cette période de confinement lié au Coronavirus. Certains trouvent que le temps de confinement n’est pas à livrer à la gâchette. Il y a du bon à en tirer. D’autres par contre s’effondrent face à la lourdeur que leur impose cet instant.

Alice Mweze, étudiante à faculté des lettres de l’ISAM Bukavu, rencontrée au quartier B dans la commune de Bagira, s’est dépêchée dès le départ à trouver une occupation.

« J’ai un petit boulot qui m’occupe. Je pars à 9h et je rentre le soir et là, je me retrouve. Le confinement pour moi est très bon, » déclare Alice Mweze

A ce même sujet, nos sources renseignent qu’en pareil moment, certains s’évertuent dans la lecture et des recherches scientifiques, sans oublier le loisir au sens restreint du terme.

Par contre, une étudiante de la faculté d’économie à l’Université Officielle de Bukavu, dont nous avons requis l’anonymat, trouve que le confinement ne l’aide en rien. Pour celle-ci, il n’est pas besoin de s’occuper intellectuellement en dehors de la faculté.

« De ma part, le confinement ne m’a pas aidé parce que je suis à la maison et je ne fais rien. Si je prends mes notes, je me demande pourquoi faire l’étude sans connaître le moment de passer l’examen… » Comme nous pouvons le remarquer, la situation des étudiants et étudiantes de Bukavu en période de confinement reste équivoque.

Par ailleurs, « à ceux-là qui penseraient que rester à la maison est une perte de temps au motif de pas fréquenter l’université, je peux juste rappeler que les recherches personnelles existent. Ce moment serait mis à profit par les étudiants et étudiantes en se donnant à la recherche. Le confinement limite le mouvement physique mais pas le mouvement intellectuel. » Renseigne Moise MUGISHO, étudiant à la faculté de lettre à l’université officielle de Bukavu, habitant à Nguba.

Toutefois, il y a lieu de penser qu’un grand nombre d’étudiants et étudiantes seraient à l’incapacité de fournir un travail de recherche scientifique sans la poussette d’un professeur et en dehors de l’environnement académique. Ce qui les plongerait dans une aliénation intellectuelle sans non. D’où, les institutions universitaires devraient travailler à la formation des chercheurs et chercheuses dans une vision émancipatrice. De ce fait, l’on évitera de remplir les têtes pour en fin faire des têtes ; pour paraphraser qu’il nous faut « des têtes bien faites que des têtes bien pleines. »

CITO CIBAMBO Ferdinand

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